Nicolas Engel (2009 - 2014)
Nicolas Engel (1977-) est diplômé en Histoire et en Archéologie du ¨Proche-Orient de l’Université Panthéon-Sorbonne, et conservateur du patrimoine depuis 2001. En 2002-2003, il participe aux fouilles archéologiques conduites sur le site de Tell Mohamed Diyab, en Syrie. Nommé conservateur au Musée Cernuschi en 2003, poste qu’il occupe jusqu’en 2009, il suit la rénovation complète du musée et le réaménagement des collections ; dans le même temps, il est commissaire de plusieurs expositions importantes sur l’Iran ancien et travaille à la publication des collections d’art des steppes du musée Cernuschi.
N. Engel prend part entre 2005 et 2009 aux fouilles archéologiques de la DAFA à Balkh et Cheshme Shafâ, avant d’être nommé secrétaire scientifique de la DAFA en 2009 pour quatre ans. Il travaille en particulier sur les résultats des fouilles menées par l’Institut National d’Archéologie afghan sur le site de Mes Aynak, contribuant à l’exposition « Mes Aynak » présentée au Musée National d’Afghanistan.
Entre 2014 et 2017, N. Engel est nommé conservateur en chef aux Affaires culturelles de la Ville de Paris, en charge de la préservation des œuvres d’art des édifices religieux appartenant à la Ville.
Depuis 2022, Nicolas Engel est Conservateur en chef au musée Guimet.
Thomas Lorain (2014 - 2017)
Titulaire d’un doctorat de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) avec une thèse portant sur l’architecture militaire médiévale du Sud-est anatolien, Thomas Lorain a participé à de nombreuses missions archéologiques comme archéologue ou dessinateur-topographe en France, Bulgarie, Grèce, Turquie ou encore en Ouzbékistan. Son aire d’expertise se concentre principalement sur l’art, l’archéologie, l’histoire et l’architecture islamique, en particulier dans les mondes turcs et persans. Il s’intéresse également à l’histoire des techniques de construction.
De 2014 à 2017, Thomas Lorain a occupé le poste de secrétaire scientifique de la DAFA et dirigé les fouilles de différents sites archéologiques afghans tels que le Mosallâ de Hérat, la mosquée Noh Gonbad (Hâji Piyâda) de Balkh ou encore Shahr-e Gholghola à Bâmiyân. Il a également été impliqué dans le projet de la Carte Archéologique de l’Afghanistan et la formation des jeunes archéologues afghans. Depuis 2015, il est responsable de la Mission Archéologique Franco-Afghane de Bâmiyân (MAFAB) soutenue par la Commission consultative des recherches archéologiques à l’étranger du MAEDI) dont le but est l’étude des monuments et sites archéologiques islamiques des vallées de Bâmiyân.
Olivier Bordeaux (2017 - 2019)
Docteur de l’Université Paris-Sorbonne (Paris IV) avec une thèse portant sur l’étude des monnaies de la période gréco-bactrienne et indo-grecque en Asie Centrale soutenue en 2015, ses recherches l’ont conduit à se rendre à plusieurs reprises en Afghanistan, afin d’étudier les découvertes monétaires des fouilles franco-afghanes de Balkh (ancienne Bactres), et de travailler sur l’inventaire des monnaies conservées au Musée National d’Afghanistan à Kaboul. Ses recherches portent sur l’archéologie et la numismatique des périodes hellénistiques et kouchanes, des ex-républiques soviétiques à l’Inde du Nord-Ouest.
Secrétaire scientifique de la DAFA entre 2017 et 2019, il a travaillé sur le Tépé Zargaran de Balkh, a publié les monnaies de Bactres et a travaillé également sur les découvertes monétaires résultant des fouilles menées par l’Institut National d’Archéologie afghan à Mes Ainak. Ses recherches ont été couronnées en 2018 du prix Roman et Tania Ghirshman de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Olivier Bordeaux a été recruté en 2020 comme chargé de recherches au CNRS et rattaché à l’UMR 7041 ArScAn.